La première rencontre pour l’avenir de l’église de Bokor
Dans l’après-midi du 15 janvier 2026, à l’Eden Resort (Kampot), la première réunion du projet de restauration de l’église de Bokor a été officiellement tenue, marquant le début d’une phase structurée et orientée pour l’ensemble du cheminement à venir.
La réunion a été présidée par Monseigneur Olivier Schmitthäusler — Vicaire apostolique de Phnom Penh, en présence de prêtres, de collaborateurs pastoraux et des membres invités à participer au processus de préparation de la restauration.
Au cours de cette rencontre, une décision importante a été prise : la création du Comité de projet pour la restauration de l’église de Bokor.

Ce comité a été établi afin de coordonner les étapes à venir, depuis la recherche historique, les relevés de l’état existant, l’élaboration des orientations de conservation, jusqu’à la préparation des phases de mise en œuvre concrète.
Il ne s’agit pas seulement d’une structure organisationnelle, mais d’une base permettant de relier différentes expertises autour d’un objectif commun.
Les membres du comité comprennent :
• Monseigneur Olivier Schmitthäusler
• Architecte Anton Tung
• Père Will Conquer (Missions Étrangères de Paris)
• Père Daniel Yoon (Missions Coréennes)
• Père Anthony Bunly (Diocèse de Phnom Penh)
• Ly Sovanna (Communication catholique du Cambodge)
La présence de membres issus de divers horizons — pastoral, architectural, communication — reflète la nature multidimensionnelle du projet.
La restauration de l’église de Bokor n’est pas seulement une opération technique, mais nécessite une coordination entre plusieurs domaines : la foi, le patrimoine, l’expertise et la communauté.

Au cours des échanges, les fondements du projet ont été posés.
Tout d’abord, l’église de Bokor a été reconnue non pas simplement comme un édifice à réparer, mais comme un patrimoine porteur de valeurs historiques, religieuses et culturelles particulières.
Cela implique une approche fondée sur le respect de l’authenticité de l’édifice, ainsi qu’une grande prudence dans toute intervention.
Par ailleurs, la localisation de l’église au sein du Parc national de Preah Monivong Bokor impose une exigence claire : toutes les activités liées au projet doivent être menées dans un équilibre avec l’environnement naturel, en limitant au maximum l’impact sur l’écosystème environnant.
Un autre point essentiel souligné lors de la réunion concerne l’orientation à long terme du site après sa restauration.
L’église de Bokor ne sera pas seulement restaurée sur le plan matériel, mais appelée à redevenir un espace vivant de la foi — un lieu où pourront se dérouler, à l’avenir, des activités de prière, de pèlerinage et de célébration liturgique.

L’atmosphère de la réunion était à la fois concentrée et sereine.
Les échanges se sont déroulés dans un esprit d’ouverture, d’écoute et de respect mutuel.
Il ne s’agissait pas d’une réunion visant à conclure immédiatement, mais d’une première étape pour établir une base commune.
À la fin de la rencontre, une chose est devenue évidente :
le projet de restauration de l’église de Bokor n’était plus une idée en réflexion, mais entrait officiellement dans une phase concrète — avec des personnes engagées, une structure définie, et une orientation partagée.
Depuis Kampot, ce cheminement se poursuivra vers la montagne — là où l’église de Bokor demeure, dans le silence, attendant d’être approchée avec compréhension et responsabilité.
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