Le voyage de Phnom Penh à Kampot
Le 15 janvier 2026, le cheminement du projet de restauration de l’église de Bokor est entré dans une phase plus concrète — lorsque les membres ont commencé à se déplacer de Phnom Penh vers Kampot pour préparer la première réunion.
La distance d’environ 150 km n’était pas seulement un déplacement géographique.
Elle marquait le passage des échanges initiaux à une présence réelle — un moment où chacun allait se rencontrer, partager et commencer à esquisser une orientation commune pour le projet.
Kampot, avec son rythme de vie lent et son atmosphère paisible, offre un contraste marqué avec Phnom Penh.
Cette petite ville au bord de la rivière, proche de la chaîne de montagnes de Bokor, crée une forme de retrait — un espace de calme nécessaire avant d’entrer dans un travail qui demande concentration et réflexion.
Le groupe a été accueilli à l’Eden Resort — un espace écologique placé sous la gestion du Vicariat apostolique de Phnom Penh.
Ce lieu n’est pas seulement un hébergement, mais propose une atmosphère particulière : silencieuse, pure et en lien étroit avec la nature.
L’accueil réservé au groupe s’est déroulé dans un esprit de chaleur et de sincérité.
Monseigneur Olivier Schmitthäusler était lui-même présent pour accueillir les membres avec attention et bienveillance.
L’atmosphère n’était pas formelle, mais ressemblait à une rencontre familiale — où des personnes venues d’horizons différents étaient accueillies comme revenant dans une même maison.
Cet accueil a posé une base spirituelle essentielle.
Avant même toute réunion officielle, chacun a pu prendre le temps de se connaître, d’échanger et de créer un premier lien.
Sans précipitation, sans pression — de simples conversations, mais suffisantes pour faire naître une compréhension silencieuse de l’esprit commun du chemin à venir.
La première réunion du projet a été fixée à 15 heures le même jour.
Le temps qui précédait n’était donc pas un temps d’attente, mais un temps de préparation — non seulement sur le plan du contenu, mais aussi de l’attitude intérieure.
Dans le silence de l’Eden Resort, chacun pouvait trouver un espace pour réfléchir à son rôle dans le projet, ainsi qu’au sens du travail qui s’ouvrait.
D’un certain point de vue, le voyage de Phnom Penh à Kampot n’est pas long.
Mais dans le cadre du projet de restauration de l’église de Bokor, il représente une transition essentielle :
le passage d’idées encore en formation à un processus réel, incarné par des présences humaines et des rencontres concrètes.
Et c’est à partir de ces premiers pas qu’un chemin plus long a commencé à se déployer — un chemin tourné vers l’église de Bokor, qui demeure là, silencieuse au cœur des montagnes, attendant d’être comprise, écoutée et restaurée avec respect.
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